Comment la pensée de william m marston peut transformer votre leadership : émotions, pouvoir, confiance et gestion des tensions au sein de vos équipes.
Ce que l’héritage de william m marston change encore dans votre manière de diriger

Qui était vraiment william m marston et pourquoi son nom revient en leadership

Quand on parle aujourd’hui de methode DISC, de profils comportementaux ou de gestion des emotions people en entreprise, on oublie souvent d’où vient cette grille de lecture des comportements humains. Derrière le fameux modele DISC, il y a un parcours étonnant, fait de recherche scientifique, de comic book, de psychologie appliquée et de débats éthiques qui résonnent encore dans le coaching et la formation en management.

Un chercheur entre psychologie, droit et communication de masse

Le modele qui inspirera plus tard la methode DISC naît dans un contexte très particulier : celui d’une psychologie qui cherche à comprendre les emotions et les comportements dans des situations concrètes, notamment le pouvoir, l’autorité et la communication. Les travaux fondateurs sont menés à l’universite de york et dans d’autres institutions américaines, avec une obsession : comment les personnes réagissent sous pression, dans le conflit, dans la coopération.

Ce travail ne reste pas confiné aux laboratoires. Il irrigue rapidement la culture populaire à travers l’industrie du comic book, notamment avec la création d’une héroïne publiée par american publications, puis par all american, star comics et all star. Cette figure de wonder woman devient un laboratoire vivant des idées du chercheur : une héroïne qui incarne à la fois la force, l’empathie, la vérité et la complexité des emotions.

Ce lien entre recherche scientifique, developpement personnel et culture populaire est essentiel pour les managers d’aujourd’hui. Il montre que les modèles de comportements ne sont pas des outils abstraits, mais des tentatives de décrire la manière dont le pouvoir, la confiance et la vulnérabilité se jouent dans les relations humaines.

Un pionnier des comportements humains… et du detecteur mensonges

Le même chercheur est aussi associé aux premiers travaux sur le detecteur mensonges. Là encore, l’enjeu est de comprendre comment les emotions se traduisent dans le corps, comment la peur, la culpabilité ou la colère modifient les réactions. Même si ces dispositifs ont été largement critiqués et nuancés depuis, ils témoignent d’une intuition clé pour le leadership : les comportements visibles ne sont que la partie émergée d’un système émotionnel beaucoup plus profond.

Pour un manager, cette histoire rappelle une chose simple mais souvent oubliée : vouloir « lire » les autres uniquement à partir de leurs mots ou de leurs gestes, sans tenir compte du contexte émotionnel, conduit à des erreurs de jugement. C’est précisément ce que les approches inspirées du modele DISC tentent de corriger, quand elles sont utilisées avec nuance.

Un modele né d’une collaboration intellectuelle et personnelle

Derrière ce travail, il y a aussi une dynamique de collaboration peu conventionnelle pour l’époque. Les contributions d’une partenaire, souvent désignée sous le nom de elizabeth holloway ou holloway marston, et d’une autre collaboratrice, connue comme olive byrne ou marston olive, ont été déterminantes. Ces deux femmes, parfois évoquées sous les appellations femme elizabeth et olive, ont joué un rôle clé dans la réflexion sur les comportements, le pouvoir et la place des femmes dans la société.

Leur influence se retrouve dans la figure de wonder woman, mais aussi dans la manière dont le modele initial aborde la question de l’autorité, de la domination et de la coopération. Pour le leadership contemporain, c’est un rappel précieux : nos outils de coaching et de developpement personnel sont souvent le fruit de regards croisés, de tensions, de débats. Les utiliser de façon dogmatique, comme des vérités absolues, trahit leur origine même.

Du modele disc aux pratiques de leadership d’aujourd’hui

Le modele disc, ou methode disc, tel qu’il est popularisé aujourd’hui, simplifie ces travaux en quatre grandes tendances de comportements. De nombreuses offres de formation, de coaching et d’outils de profil s’en inspirent, parfois sous des appellations variées comme marston, moulton, william moulton, william marston ou moulton marston.

Pour un manager, l’enjeu n’est pas de mémoriser un schema de plus, mais de comprendre ce que ce modele dit des emotions et des réactions en situation de travail. C’est ce qui fera le lien avec :

  • la manière de gérer son propre pouvoir émotionnel dans le quotidien managérial ;
  • la lecture des dynamiques de comportements humains sans enfermer les personnes dans des cases rigides ;
  • une pratique du feedback plus fine, plus respectueuse des sensibilités ;
  • une approche des conflits d’équipe qui tient compte des besoins émotionnels de chacun.

Pour approfondir cette dimension, il est utile de relier ces modèles à des approches plus narratives du leadership, qui s’intéressent à la façon dont les histoires que l’on se raconte façonnent nos comportements. C’est précisément ce que développe l’article sur l’intelligence narrative en leadership, en montrant comment les récits influencent les décisions, les émotions et la qualité de la communication dans les équipes.

En gardant en tête cette origine complexe, entre recherche, culture populaire et réflexion sur le pouvoir, vous pourrez utiliser les apports de ce modele avec plus de discernement dans votre propre pratique managériale, notamment quand il s’agira de travailler vos feedbacks, vos conflits d’équipe et votre impact émotionnel sur vos collaborateurs.

Le vrai sujet : le pouvoir émotionnel du manager au quotidien

Quand le rôle de manager devient un amplificateur d’émotions

Dans la plupart des formations au management, on parle de processus, d’objectifs, de KPI. On parle beaucoup moins de ce qui, pourtant, façonne les journées : les émotions. Celles de la personne qui encadre, celles de l’équipe, celles des interlocuteurs internes et externes. Le travail sur les comportements humains, popularisé par le modele DISC issu des travaux de moulton marston, rappelle une chose simple : un manager ne gère pas seulement des tâches, il gère surtout des emotions people.

Dans ce cadre, le pouvoir du manager n’est pas seulement hiérarchique. Il est émotionnel. Une remarque sèche peut plomber une journée. Un mot de reconnaissance peut relancer l’énergie de toute une équipe. Ce pouvoir émotionnel existe, que l’on en soit conscient ou non. L’enjeu, c’est de le rendre intentionnel.

Comprendre son propre profil émotionnel avant celui des autres

Les outils inspirés du disc, parfois appelés methode disc ou modele disc, proposent une lecture des comportements observables. Ils ne sont pas là pour enfermer dans des cases, mais pour donner un langage commun aux réactions émotionnelles du quotidien.

Avant de vouloir « gérer » les émotions de l’équipe, il est utile de clarifier son propre profil comportemental :

  • Comment réagir sous pression : accélération, contrôle, retrait, conciliation ?
  • Quelles situations déclenchent irritation, peur, frustration ou enthousiasme ?
  • Quels signaux envoient le ton de la voix, le regard, la posture, les mails ?

Les travaux de william moulton sur les comportements humains ont été utilisés bien au delà du management, jusque dans le developpement personnel, le coaching ou même la création de personnages de comic book dans l’univers de all american, american publications, star comics ou all star. On y retrouve la même idée : un personnage, réel ou fictif, se définit par la manière dont il agit sous tension, dont il exprime ses émotions, dont il entre en communication avec les autres.

Pour un manager, cette grille de lecture devient un miroir. Elle permet de voir comment une attitude directive, conciliante, analytique ou enthousiaste va colorer l’ambiance émotionnelle de l’équipe.

Le pouvoir émotionnel au quotidien : micro signaux, maxi impact

Le pouvoir émotionnel ne se joue pas seulement dans les grandes décisions. Il se joue dans les micro signaux quotidiens :

  • Une réunion lancée sans regard ni mot d’accueil.
  • Un message envoyé tard le soir, sans urgence réelle.
  • Un silence après une bonne nouvelle, perçu comme de l’indifférence.
  • Un soupir pendant qu’une personne s’exprime.

Les recherches sur le detecteur mensonges, menées à l’universite de york et dans d’autres institutions, ont montré à quel point les signaux non verbaux et para verbaux influencent la perception de sincérité. Dans le management, ces mêmes signaux influencent la perception de soutien, de confiance, de sécurité psychologique.

Le manager devient alors une sorte de « détecteur » inversé : non pas pour traquer le mensonge, mais pour repérer les décalages émotionnels. Un discours rassurant avec une posture fermée. Une demande de transparence avec une réaction défensive dès qu’un problème remonte. Ces incohérences créent de la méfiance, même si les intentions sont bonnes.

De la théorie comportementale à la pratique managériale

Les modèles issus de moulton marston ont été largement diffusés dans le monde du coaching et du developpement personnel. On les retrouve dans des programmes de formation au management, dans des outils de communication interpersonnelle, parfois même dans des supports inspirés de l’univers de wonder woman ou d’autres figures de comic book popularisées par des maisons comme all american ou american publications.

Pour un manager, l’enjeu n’est pas de devenir expert en théorie, ni de mémoriser chaque détail de la methode. L’enjeu est de traduire ces apports en pratiques concrètes :

  • Adapter le niveau de détail et de structure selon le besoin émotionnel de l’interlocuteur.
  • Identifier quand une réaction de défense vient d’une peur, pas d’une mauvaise volonté.
  • Repérer quand l’énergie d’une personne masque en réalité une surcharge ou une fatigue.
  • Choisir consciemment le ton, le canal et le moment de chaque message clé.

Les travaux publiés dans des revues académiques et professionnelles sur les comportements humains convergent : la performance durable passe par la qualité des relations et la gestion des émotions, pas seulement par la clarté des objectifs.

Le manager comme régulateur émotionnel de l’équipe

Dans une équipe, les émotions circulent comme un courant électrique. Une tension non exprimée se propage. Un enthousiasme sincère aussi. Le manager joue un rôle de régulateur :

  • Il donne le ton au début d’une journée chargée.
  • Il canalise les réactions après une annonce difficile.
  • Il valorise les réussites pour éviter l’usure émotionnelle.
  • Il met des mots sur ce que tout le monde ressent sans oser le dire.

Les outils inspirés du disc aident à comprendre pourquoi certaines personnes réagissent par la confrontation, d’autres par le retrait, d’autres encore par l’humour ou la rationalisation. Mais la responsabilité du manager reste la même : créer un cadre où ces réactions peuvent être entendues, recadrées si besoin, sans être jugées.

Ce rôle de régulateur demande une vigilance particulière sur sa propre hygiène émotionnelle. Un manager épuisé, saturé, en surcharge cognitive, aura du mal à jouer ce rôle, même avec la meilleure methode du monde.

Un pouvoir émotionnel qui s’exerce aussi en dehors du bureau

Le pouvoir émotionnel du manager ne s’arrête pas à la porte du bureau ou de la visio. Il influence la manière dont les personnes rentrent chez elles, dont elles parlent de leur travail à leurs proches, dont elles se projettent dans leur avenir professionnel.

Les récits autour de personnages de comic book, popularisés par des maisons comme all american, american publications, star comics ou all star, montrent souvent des figures prises entre plusieurs rôles : professionnel, personnel, intime. Dans la réalité du management, cette tension existe aussi. Une parole blessante en réunion peut continuer à tourner en boucle le soir. Un soutien clair dans un moment difficile peut, au contraire, renforcer durablement la confiance et l’engagement.

Les travaux sur le developpement personnel et le coaching insistent sur cette continuité : on ne découpe pas une personne en « version travail » et « version vie privée ». Le pouvoir émotionnel du manager touche donc la personne entière, pas seulement la fonction.

Articuler pouvoir émotionnel et adaptation situationnelle

Pour aller plus loin dans cette prise de conscience, il est utile de croiser la grille comportementale inspirée de william marston avec des approches d’adaptation situationnelle du leadership. Une ressource utile sur ce sujet est l’analyse du modele de leadership situationnel, qui montre comment ajuster son style en fonction du niveau d’autonomie et de maturité de l’interlocuteur.

En combinant ces deux approches, le manager peut :

  • Lire les emotions et les comportements avec la grille inspirée du disc.
  • Choisir un style de leadership adapté à la situation, sans perdre de vue l’impact émotionnel de ce choix.
  • Assumer son pouvoir émotionnel, tout en le mettant au service de la progression de l’équipe.

C’est cette articulation entre compréhension des comportements humains, conscience de ses propres réactions et adaptation du style de leadership qui prépare les sections suivantes, notamment sur la manière de donner du feedback et de gérer les conflits sans réduire les personnes à un simple profil.

Les dynamiques comportementales inspirées de william m marston, sans tomber dans les cases

Sortir des cases tout en gardant une grille de lecture utile

Dans beaucoup de formations en management, le modele disc inspire par les travaux publies dans des american publications et popularise dans le developpement personnel est presente comme une serie de couleurs ou de lettres. C est pratique, mais cela donne vite l impression que les comportements humains se reduisent a quatre cases bien rangees.

Le probleme, c est que dans la vraie vie managériale, personne ne se comporte comme un profil figé. Les emotions people, la pression du contexte, la culture de l entreprise, l histoire personnelle, tout cela fait bouger les lignes. Un collaborateur tres affirmé en reunion peut devenir beaucoup plus reserve en entretien individuel. Un autre, tres calme d habitude, peut reagir de facon explosive sur un sujet sensible.

Le vrai apport du modele disc, quand on le relie a la methode disc d origine, n est pas de coller une etiquette definitive sur quelqu un. C est de vous donner une grille de lecture souple pour observer les comportements, ajuster votre communication et mieux comprendre ce qui se joue sur le plan des emotions.

Observer les comportements, pas juger les personnes

Les premiers travaux qui ont inspire le modele disc cherchaient a decrire des tendances de comportements humains, pas a classer les individus. Cette nuance change tout pour un manager.

Concretement, cela signifie :

  • Se concentrer sur ce que la personne fait et dit dans une situation precise, pas sur « qui elle est »
  • Accepter que les comportements evoluent dans le temps, avec la formation, le coaching et l experience
  • Utiliser la grille disc comme une hypothese de travail, jamais comme un verdict

Par exemple, un collaborateur tres oriente resultat, direct dans sa communication, pourra etre percu comme « dur ». La grille disc vous aide a voir qu il s agit peut etre d une priorite donnee a l action plus qu a la relation. Votre role n est pas de le faire entrer de force dans une autre case, mais de l aider a elargir sa palette comportementale selon les situations.

Relier comportements et emotions sans tomber dans la caricature

Les recherches a l origine du modele disc ont mis en avant le lien entre comportements observables et monde emotionnel. C est la que l heritage reste puissant pour un manager : derriere un comportement, il y a presque toujours une emotion a l oeuvre.

Quelques exemples typiques :

  • Un comportement tres affirmé peut masquer une peur de perdre le controle
  • Un comportement tres conciliant peut cacher une peur du conflit
  • Un comportement tres analytique peut etre porte par la peur de se tromper
  • Un comportement tres enthousiaste peut servir a eviter l ennui ou la frustration

La grille disc ne sert donc pas a dire « cette personne est comme ci ou comme ca », mais a vous poser de meilleures questions : quelle emotion pourrait etre en jeu ici ? Qu est ce qui est important pour cette personne dans cette situation precise ? Comment adapter ma communication pour respecter cela tout en tenant mon role de manager ?

Utiliser les profils comme des hypotheses, jamais comme des etiquettes

Dans certaines organisations, le profil disc devient presque un badge identitaire. On affiche sa couleur sur la porte, on en parle comme d un signe astrologique moderne. Cela peut creer un effet de bande dessinee, un peu comme dans un comic book ou chaque personnage a un pouvoir unique et immuable. C est ludique, mais dangereux pour le leadership.

Pour rester dans une approche professionnelle et credible, quelques garde fous sont utiles :

  • Parler de « tendance comportementale » plutot que de « type de personne »
  • Rappeler que tout le monde peut activer les quatre grandes familles de comportements, selon le contexte
  • Verifier regulierement avec la personne si votre lecture de son profil lui semble juste ou non
  • Eviter de prendre des decisions de carriere basees uniquement sur un outil comme la methode disc

Un profil n est qu une photo a un instant donne, pas un detecteur mensonges de la verite profonde d une personne. Le role du manager est de garder cette prudence, surtout quand ces outils sont utilises dans des parcours de coaching ou de developpement personnel.

Articuler la grille disc avec d autres modeles de comprehension

La grille disc n est pas la seule maniere de lire les comportements humains. D autres approches, comme l enneagramme applique au management, proposent une lecture plus dynamique des motivations profondes et des reactions sous stress.

Pour un manager, l enjeu n est pas de choisir un camp, mais de construire une culture d observation fine des comportements et des emotions. La grille disc peut servir de porte d entree simple et partagee, a condition de :

  • La presenter comme un langage commun, pas comme une verite scientifique absolue
  • L articuler avec d autres outils de comprehension des dynamiques humaines
  • La relier a des situations concretes : feedback, conflits, reunions, prises de decision

C est cette articulation qui donne de la profondeur a votre leadership, bien plus que la maitrise parfaite d un seul modele.

De la theorie aux pratiques managériales quotidiennes

Les premiers travaux qui ont inspire la methode disc ont ete publies dans un contexte tres different de celui des organisations actuelles, entre universite, presse generaliste et maisons d edition comme certaines branches de star comics ou all star dans le domaine du comic book. Pourtant, la question centrale reste la meme : comment les emotions influencent elles les comportements, et comment ces comportements impactent ils la relation aux autres.

Pour un manager aujourd hui, l essentiel est de transformer cette heritage en pratiques concretes :

  • Observer les comportements en reunion, en entretien, en situation de tension
  • Identifier les emotions probables derriere ces comportements, sans pretendre les connaitre avec certitude
  • Ajuster sa communication : plus directe, plus rassurante, plus structurante, plus participative, selon la personne et le moment
  • Encourager chacun a elargir sa palette comportementale, plutot qu a se refugier dans une case confortable

C est ainsi que la grille de lecture inspiree par le modele disc reste vivante et utile, sans enfermer les individus. Elle devient un support de dialogue, un outil de clarification, un levier pour un leadership plus conscient de ses impacts emotionnels, et non un systeme de classement rigide.

Ce que l’héritage de william m marston change dans votre façon de donner du feedback

Faire du feedback un acte de lecture émotionnelle

Le principal apport des travaux sur les comportements humains, souvent résumés dans le modele disc, c’est cette idée simple : un feedback ne touche pas seulement une performance, il touche une personne, avec ses emotions, ses besoins, ses peurs. Quand on parle de disc ou de methode disc, on ne parle pas d’un test magique, mais d’une grille de lecture pour mieux comprendre comment chacun reçoit un message.

Dans beaucoup de dispositifs de coaching ou de formation, on présente le profil comportemental comme un outil pour mieux se connaître. En réalité, pour un manager, l’enjeu est surtout de mieux ajuster sa communication. Le feedback devient alors un exercice de précision émotionnelle : même message sur le fond, mais forme adaptée aux comportements et aux reactions possibles de la personne en face.

Les recherches publiées dans des revues de psychologie et de sciences sociales montrent de manière assez constante que la perception de justice, de respect et de reconnaissance dans le feedback influence directement l’engagement, la confiance et la performance. Autrement dit, ce n’est pas seulement ce que vous dites qui compte, mais la manière dont l’autre se sent traité.

Adapter le feedback aux comportements sans enfermer dans un profil

Les modeles inspirés par les travaux historiques sur les comportements humains, comme le modele disc, proposent des tendances : certaines personnes réagissent mieux à un feedback direct et rapide, d’autres ont besoin de temps, de nuances, de preuves, ou encore de lien relationnel. Le risque, bien connu en developpement personnel, est de transformer ces tendances en cases rigides.

Pour éviter cet écueil, quelques principes simples peuvent guider la pratique managériale :

  • Observer les comportements concrets plutôt que se fier à une etiquette de profil.
  • Écouter les emotions qui émergent pendant l’échange, y compris les vôtres.
  • Tester et ajuster la forme du message : plus factuelle, plus relationnelle, plus structurée, plus synthétique.
  • Vérifier la compréhension en demandant à l’autre de reformuler ce qu’il retient.

Les approches de type disc ou modele disc ne sont alors qu’une methode parmi d’autres pour affiner cette observation. Elles ne remplacent ni l’écoute active, ni la curiosité, ni la capacité à reconnaître ses propres biais émotionnels.

Structurer un feedback qui respecte les emotions people

Un feedback efficace, inspiré par ces grilles de lecture comportementales, suit généralement quelques étapes clés. Elles sont simples, mais rarement appliquées de manière rigoureuse au quotidien.

Étape Objectif Points de vigilance émotionnelle
Préparation Clarifier le fait observé, l’impact, l’objectif du feedback Identifier vos propres emotions avant l’échange pour éviter qu’elles ne débordent
Ouverture Créer un cadre de sécurité psychologique Choisir un lieu, un moment, un ton adaptés au profil et aux comportements habituels de la personne
Exposé des faits Décrire des comportements observables, sans jugement global sur la personne Éviter les généralisations du type « toujours », « jamais » qui activent la defensivité
Expression de l’impact Relier les faits aux conséquences sur l’équipe, le client, le projet Assumer vos emotions sans les projeter : « je me suis senti », plutôt que « tu es »
Écoute de la reaction Laisser l’autre exprimer sa version, ses emotions, ses contraintes Résister à la tentation de couper ou de justifier votre point de vue trop vite
Co construction Définir ensemble des pistes d’ajustement concrètes Adapter le niveau de detail et le rythme au style comportemental de la personne

Cette structure n’est pas une methode figée. Elle sert de repère pour garder en tête que chaque étape a une dimension émotionnelle. Dans les programmes de coaching ou de developpement personnel sérieux, on insiste d’ailleurs sur la pratique régulière de ce type de séquence, plutôt que sur la seule connaissance théorique d’un modele.

Quand les outils inspirés du disc rencontrent la réalité du terrain

Les outils de type methode disc sont souvent présentés dans des supports de formation, parfois dans des ouvrages de management ou des publications spécialisées. Ils s’appuient sur une longue histoire de recherches et de popularisation, notamment dans des contextes variés : psychologie appliquée, ressources humaines, communication interpersonnelle, voire culture populaire à travers des supports comme le comic book ou le film.

Sur le terrain, pourtant, beaucoup de managers témoignent d’un décalage entre ces grilles théoriques et la complexité des situations réelles. Un feedback à une personne en tension sur un projet industriel n’a rien à voir avec un feedback à une personne en quête de reconnaissance après un succès visible. Les emotions en jeu ne sont pas les mêmes, les comportements non plus.

Les études en psychologie du travail et en sciences de gestion convergent sur un point : les dispositifs qui combinent un apport de modele (comme le disc), un accompagnement en coaching, et une mise en pratique régulière dans des situations réelles produisent des effets plus durables sur la qualité du feedback et de la communication managériale. Autrement dit, le modele seul ne suffit pas, c’est l’entraînement qui fait la différence.

Installer une culture de feedback continue et émotionnellement responsable

Enfin, l’héritage de ces travaux sur les comportements humains invite à dépasser le feedback ponctuel pour aller vers une culture de feedback continu. Dans cette culture, le manager :

  • Donne du feedback fréquemment, pas seulement en entretien annuel.
  • Alterne feedback correctif et feedback de reconnaissance.
  • Explique comment il fonctionne lui même émotionnellement, pour rendre ses reactions plus prévisibles.
  • Encourage le feedback en retour, y compris sur son propre style de management.

Les recherches en climat social et en engagement montrent que cette réciprocité renforce la confiance et réduit la peur du jugement. Le manager n’est plus seulement celui qui évalue, mais celui qui apprend en continu de la reaction de ses interlocuteurs. C’est là que les apports des modeles comportementaux, des methodes de coaching et des approches de developpement personnel prennent tout leur sens : non pas pour coller des etiquettes, mais pour rendre le feedback plus humain, plus conscient de ses impacts émotionnels, et plus aligné avec les enjeux réels des équipes.

Gérer les conflits d’équipe avec la grille de lecture de william m marston

Utiliser la grille comportementale pour désamorcer les tensions

Quand un conflit éclate dans une équipe, la tentation est forte de juger les personnes plutôt que de regarder les comportements. C’est là que l’héritage de marston et du modele disc devient utile : il offre une lecture des comportements humains qui aide à comprendre ce qui se joue émotionnellement, sans enfermer qui que ce soit dans une case.

La methode disc, popularisée bien après les travaux de moulton marston, décrit des tendances de comportements sous stress ou en situation de désaccord. Certains profils vont hausser le ton, d’autres se retirer, d’autres encore multiplier les questions ou chercher à tout rationaliser. En tant que manager, votre rôle n’est pas de coller une étiquette de profil sur chacun, mais de repérer ces dynamiques pour ajuster votre communication.

Concrètement, face à un conflit, vous pouvez vous demander :

  • Qui cherche à aller vite, quitte à bousculer les autres ?
  • Qui a besoin de préserver la relation avant tout ?
  • Qui réclame des faits, des données, des preuves, presque comme un detecteur mensonges humain ?
  • Qui se met en retrait pour éviter l’affrontement direct, tout en accumulant des emotions non exprimées ?

Ces questions ne servent pas à diagnostiquer un profil disc officiel, mais à éclairer les comportements visibles. Vous restez ainsi centré sur les faits et les emotions, pas sur des jugements définitifs.

Passer du « qui a tort » au « que ressent chacun »

L’un des apports majeurs de la pensée de moulton marston est d’avoir relié comportements et emotions. Dans ses travaux publiés dans des revues de type american publications, il insistait sur la puissance des emotions people dans l’action. Pour gérer un conflit, cette idée est précieuse : tant que vous restez sur le terrain de qui a raison ou tort, vous alimentez la confrontation. Quand vous basculez sur ce que chacun ressent, vous ouvrez un espace de régulation.

En pratique, cela peut donner des formulations simples :

  • « J’entends que tu es en colère parce que tu as l’impression de ne pas être écouté. »
  • « Je comprends que tu te sentes mis de côté dans ce projet. »
  • « J’ai l’impression que la pression du délai augmente ton niveau de stress. »

Vous ne validez pas tout, vous ne prenez pas parti, vous nommez les emotions. C’est exactement ce que la methode disc vous invite à faire : observer les comportements humains, les relier à des besoins émotionnels, puis adapter votre posture. Ce travail relève à la fois du management et du coaching, dans une logique de developpement personnel appliqué au collectif.

Adapter votre posture de manager selon les dynamiques du conflit

Les conflits d’équipe ne se ressemblent pas. Certains sont explosifs, d’autres silencieux. La grille inspirée du modele disc vous aide à ajuster votre manière d’intervenir, sans tomber dans un schéma unique. Vous pouvez par exemple :

  • Avec des comportements très affirmés : cadrer fermement le cadre de discussion, ralentir le rythme, poser des questions ouvertes pour canaliser l’énergie plutôt que la laisser déborder.
  • Avec des comportements plus réservés : sécuriser la parole, proposer des temps en plus petit comité, laisser un temps de réflexion avant de demander une prise de position claire.
  • Avec des comportements très orientés relation : reconnaître explicitement l’importance du lien, clarifier que le désaccord ne remet pas en cause la valeur de la personne.
  • Avec des comportements très orientés règles et qualité : revenir aux faits, aux critères, aux engagements pris, presque comme on le ferait dans une enquête structurée.

Cette adaptation n’est pas une technique de manipulation. Elle repose sur une compréhension fine des emotions et des besoins sous jacents. C’est là que l’héritage de moulton marston, bien au delà du seul modele disc, rejoint les approches modernes de coaching et de formation au leadership.

Prévenir les conflits grâce à une culture émotionnelle assumée

Les conflits les plus coûteux sont souvent ceux qui auraient pu être évités. En travaillant, comme dans les autres parties de cet article, sur votre conscience émotionnelle et sur la qualité de vos feedbacks, vous réduisez la probabilité que les tensions dégénèrent. L’idée n’est pas de supprimer les désaccords, mais de les rendre discutables sans drame.

Vous pouvez par exemple :

  • Intégrer dans vos rituels d’équipe un temps pour parler de la manière dont chacun vit les projets, pas seulement des résultats.
  • Clarifier les préférences de communication de chacun, en vous inspirant des grandes tendances du modele disc, sans chercher à établir un profil formel.
  • Former vos collaborateurs à repérer leurs propres signaux émotionnels avant qu’ils n’explosent en conflit ouvert.

Ce travail de fond rejoint les logiques de developpement personnel : mieux se connaître, mieux comprendre les autres, mieux réguler les emotions. Il ne s’agit pas de transformer votre équipe en laboratoire psychologique, mais de reconnaître que les emotions font partie du travail, au même titre que les objectifs et les indicateurs.

Relier l’héritage théorique à votre réalité de terrain

Les travaux historiques sur les comportements humains, qu’ils aient été publiés dans des contextes académiques proches d’une universite de new york ou popularisés plus tard dans des supports de type comic book ou star comics, ne sont pas là pour décorer vos slides de formation. Leur intérêt, pour vous, manager, est très concret : offrir une grille de lecture simple pour agir avec plus de lucidité dans les situations tendues.

En fin de compte, ce qui compte n’est pas de maîtriser chaque détail du modele disc ou de connaître par cœur l’histoire de all american ou all star. Ce qui compte, c’est votre capacité à :

  • Observer les comportements sans juger les personnes.
  • Nommer les emotions sans dramatiser.
  • Adapter votre communication pour apaiser plutôt que pour enflammer.
  • Installer une culture où le désaccord est possible sans que le conflit devienne destructeur.

C’est ainsi que l’héritage de marston, bien au delà de la methode disc, continue d’influencer votre manière de gérer les conflits d’équipe, même si vous ne le citez jamais explicitement. Et c’est aussi ainsi que votre leadership gagne en maturité émotionnelle, au service de la performance collective.

Construire un leadership plus conscient de ses impacts émotionnels

Prendre conscience de l’onde de choc émotionnelle de chaque décision

Dans la plupart des organisations, les décisions managériales sont évaluées en termes de chiffres, de délais, de livrables. Beaucoup plus rarement en termes d’ondes émotionnelles qu’elles déclenchent dans l’équipe.

Pourtant, les travaux à l’origine du modele disc, inspirés par les recherches sur les comportements humains et les emotions, rappellent une chose simple : toute interaction managériale active un profil émotionnel chez la personne en face. Une consigne urgente, un mail sec, un silence après un effort important, un feedback mal calibré… tout cela laisse une trace.

Construire un leadership plus conscient, c’est accepter que chaque décision a deux impacts :

  • un impact opérationnel (ce qui se voit dans les résultats) ;
  • un impact émotionnel (ce qui se voit dans les comportements, la motivation, la confiance).

Le modele disc, issu d’une methode d’observation des comportements, ne sert pas seulement à coller des couleurs sur les personnes. Il rappelle surtout que les émotions people ne sont pas un bruit de fond, mais un système d’alerte sur la qualité de la communication et de la relation.

Passer du pilotage des tâches au pilotage des états internes

Dans les formations en management, on insiste souvent sur la planification, la priorisation, la délégation. C’est utile, mais incomplet. Un leadership conscient ajoute une autre compétence : la capacité à lire et réguler les états internes de l’équipe.

Concrètement, cela signifie apprendre à repérer :

  • les comportements de retrait ou de surcontrôle après un conflit ou un feedback mal vécu ;
  • les signaux d’alerte émotionnels : cynisme, blagues agressives, micro résistances, retards récurrents ;
  • les variations de ton, de posture, de participation en réunion ;
  • les moments où une personne change de registre comportemental pour se protéger.

Les grilles issues de la methode disc peuvent aider à mettre des mots sur ces changements de comportements, sans enfermer qui que ce soit dans une case. L’enjeu n’est pas de dire « ce profil réagit toujours comme ça », mais plutôt « dans cette situation, ce type de comportement peut être le signe d’une émotion non exprimée ».

Ce déplacement du regard transforme le rôle du manager : de pilote de tâches, il devient régulateur d’energie émotionnelle collective.

Installer des rituels qui sécurisent émotionnellement l’équipe

Un leadership plus conscient ne repose pas seulement sur de bonnes intentions, mais sur des rituels concrets. Les recherches à l’origine du modele et de la methode disc ont montré que les comportements sont fortement influencés par le contexte. Modifier ce contexte, c’est déjà agir sur les émotions.

Quelques rituels simples, mais puissants :

  • Rituels de démarrage : début de réunion avec un rapide tour d’humeur, ou une question courte sur l’etat d’esprit. Cela permet de capter les signaux faibles avant qu’ils ne deviennent des conflits ouverts.
  • Rituels de feedback : moments réguliers, courts, centrés sur un comportement précis et une émotion associée. Par exemple : « Quand tu as coupé la parole à plusieurs reprises, j’ai vu de la tension dans le groupe ».
  • Rituels de clôture : en fin de projet ou de sprint, un temps pour nommer ce qui a été difficile émotionnellement, pas seulement techniquement.
  • Rituels de réparation : après un conflit ou une décision brutale, prévoir un espace pour revenir sur l’impact émotionnel, même brièvement.

Ces rituels ne sont pas de la psychologie de comptoir. Ils s’appuient sur une idée centrale des travaux sur les comportements humains : ce qui n’est pas nommé se rejoue ailleurs, souvent de manière plus dure.

Utiliser les modèles sans se cacher derrière eux

Les outils comme le modele disc, la methode disc ou d’autres approches de developpement personnel sont souvent utilisés comme des étiquettes. Cela rassure, mais cela réduit les personnes à un profil figé. Un leadership conscient fait l’inverse : il utilise ces grilles comme des hypothèses de lecture, jamais comme des verdicts.

Quelques repères pour ne pas tomber dans le piège :

  • parler de « comportements observables » plutôt que de « personnalité » ;
  • rester sur des faits : « j’ai observé que… » plutôt que « tu es quelqu’un de… » ;
  • se rappeler que tout profil peut évoluer selon le contexte, la fatigue, la pression ;
  • utiliser les profils comme des pistes de coaching, pas comme des cases définitives.

Les recherches à l’origine de ces modeles, publiées dans des revues et des american publications, insistaient déjà sur la dynamique des comportements. Les comportements ne sont pas des étiquettes, mais des réponses à un environnement perçu comme plus ou moins sécurisant.

Développer son propre « tableau de bord émotionnel » de manager

Un leadership conscient commence par soi. Les travaux fondateurs qui ont inspiré le modele disc et la methode disc ne portaient pas seulement sur les autres, mais aussi sur la manière dont chacun régule ses propres émotions.

Pour un manager, cela peut se traduire par un véritable tableau de bord émotionnel personnel :

  • Identifier ses déclencheurs : quels comportements d’équipe déclenchent de l’agacement, de la peur, de la lassitude ?
  • Repérer ses automatismes : tendance à hausser le ton, à couper la discussion, à trancher trop vite, à fuir le conflit.
  • Nommer ses émotions : passer de « ça m’énerve » à « je me sens mis en échec », « je me sens débordé », « j’ai peur de perdre le contrôle ».
  • Choisir une réponse consciente : prendre quelques secondes avant de répondre, différer une décision, demander un temps de recul.

Ce travail peut être soutenu par du coaching, des dispositifs de formation ou des espaces de supervision entre pairs. L’enjeu n’est pas de devenir parfait, mais de réduire l’écart entre l’intention managériale et l’impact émotionnel réel sur l’équipe.

Relier émotions, performance et sens du travail

Les recherches à l’origine du modele disc ont été menées dans un contexte où l’on cherchait à comprendre comment les émotions influencent les comportements, y compris dans des situations de pression ou de mensonge, avec des dispositifs comme le detecteur mensonges. Transposé au management, cela rappelle que la performance ne peut pas être durablement dissociée de la qualité émotionnelle du climat de travail.

Un leadership conscient de ses impacts émotionnels ne cherche pas à « faire plaisir à tout le monde », mais à :

  • créer un cadre clair où les émotions peuvent être exprimées sans être jugées ;
  • relier les décisions difficiles à un sens explicite, pas seulement à des contraintes ;
  • reconnaître les coûts émotionnels des changements, des réorganisations, des conflits ;
  • montrer que la performance collective repose aussi sur la capacité à traverser ces émotions ensemble.

Les modeles issus des travaux sur les comportements humains, qu’il s’agisse du modele disc ou d’autres approches de developpement personnel, convergent sur un point : ignorer les émotions ne les fait pas disparaître. Elles se déplacent dans les comportements, dans les résistances, dans les conflits latents.

Construire un leadership plus conscient, c’est accepter que la compétence émotionnelle n’est pas un « plus » optionnel, mais une partie intégrante du métier de manager, au même titre que la stratégie ou la gestion de projet.

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